À paraître · label À point nommé

Le Bac par la philosophie

Patrick Levieux

Ce n'est pas un manuel : c'est une carte.

Cinq élèves ont rendu ce carnet nécessaire en posant la même question : n'existerait-il pas un outil, un seul, qui rassemble les grandes idées de la philosophie — et de quoi les incarner ? Des fiches, il en existe beaucoup. Un carnet qui donne, pour chaque idée, la citation dans sa langue d'origine et la scène qui la fait tenir, cela manquait.

Les dix-sept notions du programme — la conscience, le temps, la liberté, le bonheur, la justice… — y reçoivent toujours la même organisation : les grandes questions que la notion soulève, un tableau des citations essentielles avec leur source exacte et leur explication, les positions qui s'affrontent et les auteurs qui les portent, enfin les définitions et les distinctions à connaître.

À la fin de chaque notion attendent douze exemples « hors champ ». Hors champ parce qu'ils ne viennent pas de la philosophie, mais de l'histoire, des sciences, de l'art, du sport, de la vie : un chimiste qui perd la raison, un gorille qui parle de la mort, une pneumologue qui fait tomber un laboratoire. Une idée abstraite se retient mille fois mieux accrochée à un visage. Ce sont les munitions de la dissertation et de l'oral.

Deux ateliers referment le volume : la dissertation pas à pas et l'explication de texte pas à pas, chacun suivi d'un devoir conduit sous les yeux du lecteur.

Le mode d'emploi tient en une ligne : ne pas le lire d'un bout à l'autre. L'ouvrir à la notion du jour, y piocher une citation, écrire dans les marges. Un carnet n'est utile que lorsqu'il est usé.

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